"Tu sais, dans la vie..."

"Tu sais, dans la vie..."




Il n'y a pas la vie. La vie vomit sur vos gueules d'aveugles. La vie - deux gamètes sans conscience.
Moi je ne vis pas sans elle - pour être honnête, je ne vivrai pas tant que mon esprit l'emprisonnera.
Souvenir qui chantonne. C'est le souvenir d'une année de mal-être. La vie - un souvenir sans forme.
Je vous exècre, vous méprise, je hais vos forces naïves, cerveaux sans présence, sans prescience.

Que fait-elle maintenant ? Dans les bras de tant d'autres, je la hais, vie infâme, en riant de tout.
C'est sans moi qu'elle avance, vie brisée, avec tous ceux que je ne connais pas, et puis d'autres.
Il n'y a pas la vie - comme celle-ci qui rit loin les lèvres appelant d'autres lèvres, d'autres langues.
Prononcer les mots de cette autre langue elle dit avec autant de haine, la vie grouillante enfermée.

Où est-elle maintenant ? Au monde loin d'ici - tu ne m'apportes plus de mots, vie chiadée.
Souvenirs embaumés, tes pensées bandelettes invisibles constrictrices ne souffrent pas.
Tu n'as pas voulu partir, je suis parti avant toi - et chiale. Moi, je gueule l'être au néant - je
Te vénère, t'adore, fais suinter tout mon sang sur l'autel de ton corps, il coule et puis rien.


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 09 février 2010 10:51

Je n'ai pas besoin d'un exutoire

Je n'ai pas besoin d'un exutoire



Je ne vis pas les moments les plus heureux de ma vie.

Bien plus, je ressens comme un tarissement en beaucoup d'aspects de mon esprit : s'il est évident pour moi que l'attitude que je me dois d'adopter maintenant est le renfermement, n'ayant personne à qui j'aie réellement l'envie de confier ce que je ne peux dire de toute façon que ce soit, il est malheureux que cet enfermement intérieur ait des conséquences telles que celles que je me vois contraint de vivre à présent.

Ce tarissement, consécutif à l'abstraction que je tente de forcer mon esprit à atteindre, en rapport, justement, avec un jaillissement total de sentiments, de pensées néfastes à ma vie entière, de Mal, cependant non de souffrance, est relativement problématique de mon point de vue... Je ne peux plus créer. Aux claviers des machines du son, je ne peux depuis des jours produire d'une façon satisfaisantes les structures complexes dont la création était l'un de mes seuls moyens d'évasion, n'étant plus capable que de désorganisation et d'incohérence ; je n'ai plus rien à donner aux claviers des machines des mots, sinon tenter ces dernières lignes - les dernières si ces tares de la création persistent en mon esprit.

L'Esprit de l'Homme est une machine en souffrance. Pourtant, supporter un aveu d'une souffrance m'est impossible - je dis de moins en moins à quel point je vais mal, si encore je vais réellement mal. Un temps, je rapportais à qui voulait l'entendre que ma vie était en putrescence sur tous les aspects qu'ils auraient pu imaginer. Ce jour je ne crois plus souffrir, simplement penser trop. Il faut oublier, ne plus avoir conscience du fait, baisser les bras - je ne les élevais pas. Il faut me taire - mais à qui dire ma vie ? Les envies de mort, ce n'est rien : je n'arriverai à provoquer que le malaise de mon corps, et puis je suis trop naïf, malgré tout.

Ces mots ne sont destinés à personne, surtout pas à moi-même - je ne sais en réalité où présenter mon tarissement. A ceux qui ne me liront pas.


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 08 février 2010 13:39

Modifié le mardi 09 février 2010 11:01

S'enfuir

S'enfuir



Ces arbres, on dirait de grands Hommes courbés vers le ciel
Ces arbres, ce bruit

Je crois que c'est ça qui m'attend, une ferme au bout du chemin
Qu'il n'y a pas où marcher au-delà
Je me suis trompé

Et la Lune, elle ne fait qu'un éclat gris-bleu sur les nuages
Et puis je suis là pour continuer toujours
Le vent fait de grands bruits sur les bâches
Les silos sont là, aussi, pour me voir marcher

Je sais maintenant que ce n'était pas le bon chemin
Et pourtant retourner vers mes pas voudrait dire
Voudrait dire aller contre le temps

La Lune est assombrie pourtant tant de lumière ici
Et puis - la Lune qui éclaire un peu tout
Je ne sais où je vais

Il n'y a aucun carrosse ici, pas de roi - et surtout pas le princesse
Il y a d'immenses rangées de troncs flous
Se perdent dans mille apparences d'obscur
Toutes étoiles que l'on voit comme étoiles
D'où vient la Lune

Et puis il y a un petit ruisseau, du gui sur les branches
L'eau fait un bruit de souvenir - en face de moi il y a
En face de moi il y a un arbre et puis du lierre
Mais le ruisseau est une créature

Il y a - Il n'y a que la Lune pour m'éclairer
Des saillies dans les champs
Ou bien juste des ombres
Je ne marche pas au pas du désespoir
Des cadavres partout
J'ai pleuré, maintenant - je parle
Sans but où cheminer

Quelque chose de haut, là-bas, au bout du chemin, entre ces champs
Marrons, marron de terre, verts d'herbe morte - qui sont gris par la Lune

Ne m'étais-je pas trompé de chemin
Le vent souffle plus fort, c'est ma réponse
Ce vent qui donne froid

Je vois l'eau
Sur la terre et l'asphalte
Eau grise elle aussi, couleur créature de nuit claire
Pour ces arbres qui sont de grands Hommes
Il y a tant de vent


Je ne sais depuis quand mes mots se sont arrêtés
Ce que je sais c'est que le vent c'est aussi le mot des arbres
Je cherche une petite église, une petite église fermée

Il y a des étoiles qui sont bleues - d'autres dont je ne sais si elles m'appellent
Il y a des herbes sèches, des oiseaux, des bâches de plastique qui font le bruit du ciel
Je ne sais trop si - Je ne sais trop si mourir est l'endroit que je cherche

La ville vomit sur le ciel sa lumière et l'orange suinte sur le blanc sélénite
Ce n'est pas l'horizon - tant de verdure aggrisée par la nuit le cache
Il y a de - de petits vaisseaux de brume qui tournent autour de l'astre
Il y a de - de grandes maisons aux fenêtres fermées

Des bruits qui s'enfuient
Il n'y a plus de vent
Je ne sais où je vais

Je dois aller vers le Sud
Vers l'Est ou bien vers l'Ouest
C'est l'orange de la ville jeté sur les nuages qui me guide
Il y a comme des chiens enfermés ou bien des Hommes qui aboient
Je ne verrai pas cette petite église fermée par la nuit
Mais je ne suis pas perdu
J'avance

Je crois rêver trop
Car ici il n'y a qu'arbres, et lumière
Je suis ici

J'ai quitté tout
Le château
C'était une maison

Mais je reviens vers
Ces étoiles humaines
Je ne sais où je vais

Au même endroit



[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 29 janvier 2010 17:55

Modifié le lundi 01 février 2010 09:38

A part l'enfer ?




étrange
comme il est calme
ce temps d'avant la vie

***


il y a

quand un gel en-deçà de ton rire
chantonne à l'herbe morte

tant de temps

***


gerbe étincelle
eau bleue
s'écoule au ciel

verte ou noire
s'écoule en terre

***


et tu es ici
en promenade
pour choisir qu'aimer

terre où va l'exister
ou l'eau d'où vient ce qu'être

***


souvenir entier
de ta main
volant bien

au-dessus
de l'éveil

***


chaque pluie
s'éveille de terre
et tombe en ces ciels



# Posté le dimanche 24 janvier 2010 10:08

Modifié le mardi 26 janvier 2010 14:35

Le ciel est trop brumeux pour attendre la lune





Et tout s'est cassé comme les formes que ta main engendre.
La brisure de sel, mes mains en feu sont elles aussi brisées
Par le froid d'une larme.. Il était pourtant simple..

Je
vois en ces rebords l'argent,
Et l'or du navire qui m'emmèn
e loin
Au delà, sur cet océan qui n'existe pas
Bien plus qu
e dans la paume de ta main de sang.

Toujours le sang et l
'ivresse du retard en pleurs
J'apporte à ton sourire ces la
rmes sont un don de moi.

Le ciel est trop brumeux pour att
endre la lune,
Il est dommage et triste d'épeler cet instan
t
De vie qui sombre au ciel - et j'entends la joie du monde

Qui s'aime, et sème les graines, ou cosses vides
D'un frui
t qui pourrira, sa racine gangrène
De l'esprit ronge l'atte
nte et puis le temps.

Il y a de ces lumières qu'on ne voit
pas en noir,
Il y a de ces lampes qui choisissent d'éclaire
r le sombre
Tu es de celles ci, navire effaré dans la brume,
proue
Déchiquetée qui coule depuis toujours, mais sans so
mbrer..

Les reliefs d'un repas, encore de trop au monde.



Si tu savais par quelle
capitaine
Sont conduites
ces barques
Qui flotten
t, portées au vent..

Ce
n'est pas un maître mais plutôt un sorcier,
De ceu
x qui savent et ne le montrent pas.
Si tu savais o
ù vont ces maladies,
Où v
ont ces miasmes de sang qui blesse..

Le château j
e le vois, maintenant,
Dr
esser son absence de tours,
Bloc sombre sans fenêt
re,
Lumière noire au cre
ux du jour :
Il n'est ni
beau ni grand, il est là.

Dans mes yeux, comme un insecte
Sans couleur, att
iré par la fange.
Je le
hais ce château bleu-vert-gris calcaire
Laid com
me un ange en gloire..

Comme un sucre dissous dans l'acide de souffre,
I
l passe de blanc, à noir en un instant d'absorber
Ce liquide qui le rend b
eau comme enfer.

Ce ch
âteau c'est ton c½ur.
Et
je vois sa mâchoire, immense, herse tendue vers l'ennemi
Herse rouillée, t
étanique, ou simple sourire de monstre.

Il me re
garde en dieu son donjon de non-être..
Il est là,
qui m'attend pour rire
Ces grands éclats qu'à fait mon âme..



Et tout
s'est cassé en moi
Car pe
rdre une goutte à l'océan
Fait couler ces navire
s
Fait crever le ciel du
saut d'un enfer
Jusqu'en
bas du monde
Ou bien si
loin..

Ce sont de grand
s cercles, en aiguilles
Qui déchirent cette âme.
.

Allez par le vent, pit
ié..
Laissez le chant de
l'Homme en vie..
Allez s
auver ce qui est déjà mort..
Pitié.. Courez aux g
ouffres de l'Enfer..
J'y
connais un bien-être.. Peut être..

Jamais plus l
'immense bâtiment,
Châte
au d'un capitaine,
Ne v
oguera

Sur l'océan
Du c
reux de ta main de sang..





Le ciel est trop brumeux pour attendre la lune

# Posté le mercredi 13 janvier 2010 15:45

Modifié le mercredi 13 janvier 2010 18:28

Tu renonces




Tu renonces
A son regard - son sourire - enneig
és de flocons d'ange sans ailes
apparu - son regard
- une nuit d'hiver - un an auparavant
longtemps
après - si peu - mais loin pourtant - jamais.

Tu renonces
A son corps - chaud - l'étoil
e - nuagée - sombre - en flammes
sa langue
naïve - nuancée - prononcée - par baisers l'amour ou joie
sa poitrine - ces vêtements d'attiran
ces - nudité relevée - quelques fils
ficelles
- tissus épars - inutiles - beau comme un été de l'être.

Tu renonces
A regarder - pour entendre
- à lire ces mots qui souffrent - la folie suinte au dehors
étant pour combler son écart - et puis la m
ort - en habit de feu violet
chaleur qui brûle comm
e glace - en désert - apprenant de folies
rien
d'autre et tant encore - pourtant bien plus que le rien.

Tu renonces
A choisir - l'amer - le s
ouffrir toujours - en être ici
rêver son souffle et s
ans toucher un derme - irréel - impossible
att
eindre la palpitation du c½ur - lointain d'aimer - si loin - seule la voix
nous en parvient - fa
ible hésitée - la mort hante ses jours - enfant encore
comme un monde en guerre - esprits noirs
- étouffant l'absurdité du rationnel.

Tu renonces !
A
ces rations de vrai pur - nulle part existante autre - le c½ur lâche - l'esprit
qu'elle regarde
- si elle souhaite - le sang couler de sa peau - fine fragile - aimée
autrefois - maintenant
peut être - plus tard d'autres - ou par toi - toujours
sang qui couler plus que larmes - larmes
rouges - rouge noir de feu qui meurt
hématies -
lymphocytes - plasma verdâtre - absurde - s'écoulant comme un mal.

Tu renonces
A combattre l'addi
cte - est noire et pourtant - jeune - attirée
scalpels et lamse - ont tout de la folie - si
jeune - d'un esprit
les promesses de vie - ne
sont mensonges - ni vérité - les promesses renoncent
a leur être si le choix est leur - porte ou fenê
tre - ouvertes au monde.

Tu renonces - en rian
t - à ce corps - à ce jeu - de souffrir - en faisant
mal aux choses - le sourire - l
es images - cicatrice - ne sont plus

Le grand s
ouffle - d'aimer - elle.

Ou bien toi - él
ève toi du songe.
Tu renonces - et puis - tu vis.




# Posté le lundi 11 janvier 2010 19:02

Modifié le mercredi 13 janvier 2010 11:55

Spécularité-sublimation




Tu ne nous vois en toi que par le feu du jour
Surf
ace lisse et sombre ou parfois sans visage
N'ayant
plus de couleur tu les exhausses toutes
Simple re
flet du mal ou bien de la lumière

alité sans forme autant que notre monde
Si tant d'
yeux se posant sur ton absence d'être
Regardent leur présence en oubliant le temps
Tu r
estes l'invisible étant ce qu'on regarde

Et pour
donner ton être à ces Hommes aveugles
Tu ne pourras laisser qu'un radiant noir impact
T
race obscure abandon qui soit éclair ou froid
Et t
u n'es qu'un miroir brisé par le dégel

[ Pour N.L. ]




Spécularité-sublimation
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 11 janvier 2010 11:10

Modifié le lundi 11 janvier 2010 12:35

Widmung



Ne rien dire, ne rien lire, ne rien écrire...
Car perdre l'envie d'être, c'est
fuir en son obscur pour le c½ur d'un bourreau,
Et puis n'être plus là pour écri
re l'amer, n'étant rien ni personne et rien de votre vie...
J'ai pu longtemps m
e croire vivre, en amant mais aussi en c½ur qui s'offre.
Mais s'offrir est un g
ouffre, celui de vous aimer... Le monde ne perdra rien en ce simple adieu.
Cett
e fleur est pour vous. Je pense à ces épines lacérant ma présence,
En souvenir
d'un c½ur qui fut à vous, perdu trop loin pour vous trouver,
En de ces lieux qu
i vous sont chers...

Vous ne connaissez pas le pleur d'un corps sans larmes...




Widmung

# Posté le samedi 05 décembre 2009 12:30

Modifié le lundi 11 janvier 2010 15:46

Mensonge



Le faux amour d'un temps
A dér
obé ton c½ur
Pour u
n ange volage

Tes y
eux irréparables
Ne
liront jamais plus
De la même vision

Le nom des âmes
Aban
données
Ir
remplacées

Que tu
avais laissées


Par
besoin de voir loin, tu ne vois que le monde
At
tends, cache-toi du besoin d'une autre âme
Cherch
e à rompre le temps, trouver l'esprit
P
ar dessus le besoin de tout taire
Et de
s lieux clairs d'un autre vide
Au-delà
du pur mensonge
D'un
ciel, emporte toi
Aux portes du rêve
T
u pensais trop
Et l
e monde
Po
urtant
Es
t




Mensonge

# Posté le mardi 22 décembre 2009 09:54

Modifié le mardi 12 janvier 2010 15:04

A l'Ange d'un Hiver

A l'Ange d'un Hiver



C'était bientôt Noël
La neige
grise était ton regard qui m'oublie
Le sol d
ur où le froid a frayé ses crevasses
L'homme
effrayé perdu dans les vagues du vent

Il su
ffit d'un regard pour tout offrir aux choses
Peut-être seul
ement changer le blanc d'un ciel
Jamais le s
on de pluie n'avait devant tes yeux
Eu plus
d'écho la pierre était d'éclat gris-bleu

Et
l'arbre aurait autant séché sans l'eau du jour
Que notre co
rps éteint sans flammes de l'iris
Étant priv
é de vivre en regardant tes yeux
Je suis cet
arbre mort abattu par l'hiver

Ta présence
égarée l'existence glacée
Erre
dans l'irréel et perd ainsi tout être
L'êtr
e sans toi n'est être oublier c'est mourir
E
t pourtant aussi loin que j'aille pour te fuir

Mon sourire

Je le je perds

En même temps

Que ton regar
d




# Posté le lundi 21 décembre 2009 16:13

Modifié le mardi 12 janvier 2010 15:07